Généalogie de la famille de Soulatge

Bernard-Guillaume de Soulatge
L’existence d’un village à Soulatge et d’une famille seigneuriale du même coup nous apparait pour la première fois lorsque Bernard-Guillaume de Soulatge signe, en 1073, l’acte unissant l’abbaye de Cubières à celle de Moissac.

Xeginar de Soulatge
Un plaid de justice réunit au printemps 1125 les représentants de l’abbaye de Lagrasse et la noblesse locale : Pierre d’Auriac, Pierre et Bernard de Cucugnan (le document précise qu’ils sont frères), Xeginar de Soulatge et Ermengaud, son frère et enfin Bernard de Blanquefort (certainement seigneur de Blanchefort, castrum situé dans le Razès, aujourd’hui disparut, entre Rennes-les-bains et Coustaussa).
Selon l’ordre d’apparition dans le document, Xeginar semble être l’aîné des deux. On peut aussi déduire de ce document que les deux frères Xeginar et Ermengaud sont majeures en 1125, leurs naissance remontent donc au moins à 1110 pour Xeginar, et au moins 1111 pour Ermengaud.
Un autre fait peut être déduit de cet acte, mais de façon moins certaine, que le père de Xeginar et Ermengaud (Bernard-Guillaume ?) soit mort avant cette date de 1125.
S. Petrus Berengerii et uxor ejus Garsendis et filius eorum Petrus, qui istam guarpicionem ferece et scribere jussurunt et testes firmare rogaverunt. S. Petrus de Auriag et Père de Cucuian et Bernard, frater ejus. S. Xeginar de Salage et Ermengaudus, frater ejus. S. Bernard de Bancafort. Arnallus monachus scripsit.
Ermengaud de Soulatge
Un plaid de justice réunit en 1125 (avant le mois d’août) les représentants de l’abbaye de Lagrasse et la noblesse locale : Pierre d’Auriac, Pierre et Bernard de Cucugnan (le document précise qu’ils sont frères), Xeginar de Soulatge et Ermengaud, son frère, et enfin Bernard de Blanquefort.

Arnaud de Soulatge
Arnaud de Soulatge apparait aux côté de Guilhem de Rouffiac dans une donation de Pierre d’Auriac aux templiers de Douzens daté de 1142.

Raymond de Soulatge
En octobre 1173, à Narbonne, dans la crypte sous le vieux palais, Raymond de Soulatge apparait parmi les témoins, qui attestent, auprès de la vicomtesse Ermengarde et de l’archevêque Pons de Narbonne, avoir été présent lors de la rédaction du testament d’Arnaud, vicomte de Fenouillèdes le 28 septembre précédent, dans la villa de Lagrasse, dans la maison de Bérenger Pelisser.
D’autres grands noms figurent parmi les témoins cités : « Bertrand d’Auriac, Pierre-Olivier de Termes, Pierre Mir de Laurac, Boniface de Penna,…, Guilhem-Pierre d’Auriac, Bertrand de Clermont… ».
La présence de Raymond de Soulatge à la rédaction du testament d’Arnaud, vicomte de Fenolhet, tent à faire penser qu’il fait partie des gens de confiance qui entouraient le vicomte, de son cercle de confiance, faut-il y voir là la preuve d’un lien familial dès cet époque entre la famille de Soulatge et celle de Fenolhet-Peyrepertuse, nous ne pouvons l’affirmer, mais ce qui est sûr c’est que ce Raymond de Soulatge semble tenir une place élevée dans la hiérarchie féodale de la deuxième moitié du XIIème siècle.
Et nous pouvons affirmer que sa zone d’influence, semble se confiner aux Corbières (Perapertusès, Termenès, Razès, Fenouillèdes), mais que son rang lui permet de porter sa voie dans les lieux de pouvoir tel que Narbonne.
Son réseau d’alliance et de parentèle se dessine peu à peu, la famille d’Auriac est sans conteste la plus représentée dans les actes concernant la famille de Soulatge, l’on peut en déduire que ces deux familles occupent un rang à peu près équivalent dans la hiérarchie féodale, et que, dépendants de pouvoirs supérieurs différents (les Trencavel de Carcassonne pour les Auriac et Ermengarde de Narbonne pour les Soulatge), ils profitèrent certainement des rapports amicaux qu’entretiennent leurs suzerains respectifs, et de la paix qui en découle, pour lier leurs intérêt et se prêter serment (même s’il ne reste aucune trace de ces serments), la possibilité d’une union maritale entre ces deux familles est fortement probable durant ce XIIème siècle, mais aucune preuve formelle ne nous est parvenue à ce jour.
Dans ce testament, il semble claire que les trois grandes puissances militaires des Corbières (excepté les Barbaira-Montlaur qui verrouillent le nord des Corbières) sont représentées : Les Peyrepertuse, en la personne de Bérenger, neveu du défunt vicomte Arnaud, les Termes, avec Pierre-Olivier de Termes, fils cadet d’Adalmurs de Fenouillet (sœur ou cousine d’Arnaud ?) et de Pierre III de Termes, et enfin Auriac, représentée par Bertrand, fils aîné d’Adalmurs de Fenolhet (et donc demi-frère de Pierre-Olivier) et de Pierre d’Auriac. Ces deux derniers ne sont pas précisé « neveux d’Arnaud de Fenolhet », comme Bérenger de Peyrepertuse, doit-on en déduire que cette Adalmurs de Fenolhet n’était pas une des quatre sœurs d’Arnaud citées dans le testament ? Mais plutôt une de ses cousines.

Catherine de Soulatge
En 1178, Catherine de Soulatge fit don de ce qu’elle possédait de la seigneurie de Laroque-de-Fa à la commanderie templière de Peyrens.
Gautier Langlois, dans « Communauté de Communes du Massif de Mouthoumet », cite cette Catherine, sans donner de précision sur ses liens de parenté. Il est donc difficile de savoir si elle était, une fille d’un seigneur de Soulatge (Arnaud ou Raymond), ou si elle en épousa un (Raymond).
Quoi qu’il en soit elle était possessionnée en Termenès, à Laroque-de-Fa, un des plus anciens bastions de la famille de Termes (Gautier Langlois – Olivier de Termes, le cathare et le croisé). Faut-il en déduire qu’elle était issue d’un lignage du Termenès (Laroque-de-fa ou Termes), ou plutôt que les seigneurs de Soulatge étaient possessionnés aussi bien en Perapertusès qu’en Termenès dès la seconde moitié du XIIème siècle ?

Bernard de Soulatge
En 1217, à la suite de la croisade contre les albigeois, Bernard de Soulatge fait sa soumission à Simon de Montfort, à Montgaillard, aux côtés de Guillaume de Peyrepertuse (voir Généalogie de la famille de Peyrepertuse), et de nombreux seigneurs du Termenès, certainement dépossédés par les croisés après la conquête du Termenès en 1211 (voir Gautier Langlois – Olivier de Termes, le Cathare et le Croisé).

Arnaud de Soulatge (1240) Faydit
On sait que Pierre de Cucugnan, marié à Ermeniarde, fille d’Arnaud de Soulatge, avait participé, aux côtés d’Olivier de Termes, à la tentative de Trencavel de reprendre Carcassonne en 1240.
On connait donc l’existence d’un Arnaud de Soulatge, qui vécut durant la première moitié du XIIIème siècle.
Cet Arnaud est absent de la soumission de 1217, faut-il en déduire qu’il était trop jeune ? Cette hypothèse nous mène à penser qu’il était le fils de Bernard de Soulatge, qui lui signa l’acte de Montgaillard. Mais il est tout autant possible qu’il soit un frère de Celui-ci.
Quoiqu’il en soit, il maria sa fille Ermeniarde à Pierre de Cucugnan, celant là une alliance avec un faydit notoire, très impliqué dans la résistance à la Couronne de France et au pouvoir inquisitorial, aux côtés de la puissante famille de Niort, et bien sûr de ses cousins de Peyrepertuse (Guilhem, Raymond, Bérenger, Bertrand et peut-être d’autres).
Cette alliance semble prouver qu’Arnaud avait pris le partis des faydits, et qu’ils l’étaient certainement eux-mêmes, ils sont absent des sources connues depuis 1217, tandis que des seigneurs croisés, mais Occitans, entrent en possessions d’une partie de Soulatge et sont cités comme coseigneurs dudit lieu, les d’Abban. Raymond d’Abban rend hommage pour plusieurs lieux, dont Soulatge au roi de France en 1254. On ne sait si ces seigneurs récupérèrent les terres de la famille de Soulatge, ou de celle de Peyrepertuse, qui aurai récupéré une partie de celles-ci après leurs soumission.
Il est possible qu’Arnaud de Soulatge ne puisse pas récupérer son castrum ancestral, puisqu’après la réconciliation avec le roi et l’Eglise, entre 1240 et 1263, seules les familles de Cucugnan et de Peyrepertuse rendront hommage pour le lieu de Soulatge, aux côtés des nouveaux propriétaires, les d’Abban.
Concernant l’âge de cet Arnaud de Soulatge, il est important de connaitre celui de Pierre de Cucugnan (voir Généalogie de la famille de Cucugnan), qui doit logiquement se situer une génération en dessous, il est donc logique de penser que leur différence d’âge est d’au moins une vingtaine d’années.
On sait par ailleurs qu’un Arnaud de Soulatge, qui n’est pas le fils de Pierre de Cucugnan (voir Arnaud de Soulatge, 1264), vend avec Pierre de Cucugnan des terres, qu’ils possèdent en commun sur le territoire de Camps, aux Templiers du Mas déu en 1264. Est-ce le même Arnaud, beau-père de Pierre de Cucugnan, ou le fils de celui-ci, donc le frère d’Ermeniarde, et beau-frère de Pierre.
Quoiqu’il en soit, cet Arnaud de Soulatge semble toujours possessionné en Perapertusès, à Camps, qu’il partage avec Pierre de Cucugnan, mais qu’il perd son fief ancestral, donné à d’autres ou réattribué aux Peyrepertuse lors de la fameuse réorganisation des fiefs de la grande famille de Peyrepertuse (Peyrepertuse, Cucugnan, Rouffiac, Soulatge + des seigneurs faydits apparentés qui continuèrent la lutte, dans un camp, Xacbert de Barbaira ou dans un autre, Olivier de Termes) qui dût obligatoirement suivre la perte du fief principale et des deux villages qui en dépendaient : celui de Peyrepertuse (à quelque dizaines de mètres à l’est du château actuel, en contrebas), et son Eglise Saint-Etienne, et celui de Duilhac, associé à la forteresse royale depuis-lors. Ils perdirent surtout les droits de Seigneur du Perapertusès, matérialisés par le château qui ne leur appartient plus, qui devait représenter une parte énorme de leur puissance, tant économique (péages divers et variés, droits de justices…) que militaire (droit de ban, possession de châteaux, très important pour exister politiquement en tant que seigneur au XIIIème siècle…)
On sait que les seigneurs de Peyrepertuse se sont rabattus sur leurs possessions du sud du Fenouillèdes et du Roussillon, mais, quand ils furent « réconciliés avec l’Eglise et avec le roi », ils voulurent certainement préserver au maximum leurs patrimoine en Perapertusès, peut-être au dépend de certains seigneurs vassaux, comme ceux de Soulatge, mais rien n’est sûr, trop peu de sources.
Une autre Hypothèse semble plausible, Arnaud serait le dernier seigneur de Soulatge mâle en ligne directe. Il n’aurai eu qu’une fille, Ermeniarde, qu’il maria à un bon parti (pour ses critères de seigneur faydit du XIIIème siècle), en ajoutant certainement une clause à ce mariage, qui était certainement une affaire très rentable pour Pierre de Cucugnan, que le fils de Pierre et d’Ermeniarde relève le nom de Soulatge, qui, sinon tomberai dans l’oublis. Si tel est le cas, son exigence fût appliquée, puisqu’on trouve des gens se disant « de Soulatge » jusqu’au début du XIVème siècle, descendant donc d’Ermeniarde et de Pierre, ou si cette hypothèse est fausse, d’un frère ou d’une sœur d’Ermeniarde, là encore, les preuves manquent cruellement.

Guillaume-Amiel de Soulatge Faydit ?
L’acte le plus ancien trouvé dans les archives de la mairie de Soulatge est une charte datée du 11 septembre 1246 (charte sur parchemin 180/145mm). Elle porte sur le bornage des terres de Camps, Soulatge et Fa, sur accord des frères Pierre et Bérenger de Cucugnan et d’Ermengaud de Rouffiac.
Guillaume-Amiel de Soulatge est cité comme témoin de l’acte, entre autres.
Seule apparition de ce Guillaume-Amiel, qui pourrait bien être un cadet de la famille de Soulatge (peut-être le frère cadet d’Arnaud de Soulatge, ou son fils), représentant donc les intérêts de sa famille dans cet acte portant sur l’organisation des fiefs entre les coseigneurs.
Ermeniarde de Soulatge
Fille d’Arnaud de Soulatge, elle épouse le faydit Pierre de Cucugnan à une date indéterminée, avant 1247, puisqu’à cette date, ils ont déjà un enfant. Elle eut deux enfants avec lui, Arnaud, dit « de Soulatge » comme sa mère plutôt que de Cucugnan comme son père, et Pauquette.
Arnaud de Soulatge
En 1268, les deux coseigneurs de Camps, Pierre de Cucugnan et Arnaud de Soulatge, vendent à Raymond de Bac, commandeur de milice du temple du Mas Déu (Roussillon), le pâturage ou l’herbage qui est dans le territoire du castrum de Camps. (à préciser voir livre sur les Templiers du Mas Déu).
Il semble évident qu’il ne peut pas s’agir là d’Arnaud, le fils de Pierre de Cucugnan, car le lien de parenté serait précisé dans le texte, comme cela était d’usage à l’époque.
Il doit donc s’agir d’un des enfants du premier Arnaud de Soulatge, il a donc pour frère Antoine de Soulatge et pour sœur Ermeniarde.
René Quehen nous dit qu’en 1273, Noble Arnaud de Soulatge gagne un procès, sans préciser plus son identité.
Deux solutions à cette date, soit Arnaud, fils d’Arnaud de Soulatge, soit son neveu, un autre Arnaud, mais lui fils de Pierre de Cucugnan.
Antoine de Soulatge (1263)
Antoine de Soulatge est cité comme coseigneur de Camps avec Bérenger de Cucugnan en 1263. (À préciser)
Il est certainement le frère de d’Ermeniarde et Arnaud de Soulatge.

Ermeniard de Soulatge (1263)
Ermeniard, fils d’Arnaud de Soulatge, dit en 1263 se souvenir que Pierre de Cucugnan, homme du dit Ermeniard ( ?), fût en guerre avec le vicomte Trencavel (dans le sens partit en guerre aux côté de ?), selon les enquêteurs royaux.

Arnaud de Soulatge (et de Cucugnan) (1247, 1259?, 1262, 1269, 1273?)
Fils de Pierre de Cucugnan et d’Ermeniarde de Soulatge, il dût connaitre les années de guerre étant enfant, car on sait qu’en 1247, quand son père se soumit enfin au roi de France (après plusieurs années de guérilla) sous la caution d’Olivier de Termes, il fût libéré et rendu à sa famille.
Ce qui veux dire qu’il était avant ça otage au château de Termes, on ne sait pas la durée de sa détention, ni les évènements qui l’amenèrent en détention, fût-il capturé et pris en otage par les Français, ou fût-il donné en otage, en gage de bonne volonté, par son père, avant son départ pour « la France » (la région parisienne actuelle), les deux hypothèses sont crédibles, tant l’époque était propice à ce genre d’extrémités.
Quoiqu’il en soit, Arnaud retrouva son foyer en 1247, tout comme son père, et peut-être toute sa famille, paternelle et maternelle, qui bénéficièrent certainement de la réhabilitation de leur chef de famille, Pierre de Cucugnan.
Il dût certainement résider à partir de là à Camps et à Soulatge, puisque l’on sait que son père récupéra (toujours en 1247) sa moitié de la seigneurie de Camps, ainsi que la moitié de la seigneurie de Soulatge (qu’il devait tenir de sa femme Ermeniarde).
Un Arnaud de Soulatge, certainement le fils de Pierre de Cucugnan, apparait comme témoins d’un acte du 12 juillet 1259, dans lequel l’abbé et la communauté de Lagrasse donnent à titre de viager à Olivier de Termes la moitié des mines d’argent de Palairac, Couize, Quintillan et Boussac, qu’il avait revendiquées en raison du faidiment de Rixovende de Termes et Gerrejat. (Archives de l’Abbaye de Lagrasse).
Il n’est pas surprenant de retrouvé le fils de Pierre de Cucugnan dans un accord passé entre Olivier de Termes, qui dût tisser des liens avec son père et lui durant la tentative de reconquête de 1240 puis leurs soumission commune (ils voyagèrent certainement ensemble jusqu’à Paris), et l’Abbaye de Lagrasse, dont la famille de Soulatge avait été un seigneur client, voire peut-être un allié, et qui était maintenant un interlocuteur incontournable dans les Corbières.
En juillet 1262, Arnaud de Soulatge achète à Olivier de Termes les terres et le village de Salza, pour constituer une dote à sa sœur Pauquette, qu’elle apportera à Bérenger de Mage, viguier de Lagrasse, lors de leur mariage en 1269.
René Quehen nous dit qu’en 1273, Noble Arnaud de Soulatge gagne un procès, sans préciser plus son identité.
Deux solutions à cette date, soit Arnaud, fils d’Arnaud de Soulatge, soit son neveu, un autre Arnaud, mais lui fils de Pierre de Cucugnan.
Pauquette de Soulatge (et de Cucugnan) (1269)
En 1269, Pauquette de Soulatge épouse Bérenger de Mage, viguier de Lagrasse, et lui apporte en dote la terre de Salza, ses descendants resteront seigneurs de Salza jusqu’au XVIIIème siècle (Antoine de Mage 1389, Guillaume de Mage 1505).

Bérenger de Soulatge (et de Cucugnan ?)
En 1278, Bérenger de « Solacio » reçoit à Laroque-de-Fa une réquisition du commandeur de Peyrens d’avoir à accepter le passage du bétail sur ses appartenances.
Vu la localisation du témoignage, il pourrait semble bien que ce soit un descendant de la famille de Soulatge, possessionnée à Laroque-de-Fa depuis au moins 1178 (voir Catherine de Soulatge), mais nous ne savons pas de quelle branche il s’agit, la ligne directe, auquel cas il serait un fils d’Arnaud ou d’Antoine de Soulatge, ou de la branche Soulatge-Cucugnan, auquel cas il pourrait être le petit fils de Pierre de Cucugnan.
Le nom de Bérenger laisse à penser qu’il s’agirait plutôt de la branche Soulatge-Cucugnan, car ce nom est totalement absent de la généalogie des seigneurs de Soulatge jusqu’ici, alors qu’il est déjà représenté deux fois dans celle de Cucugnan (1193, 1240).
Suite de la généalogie de la branche Soulatge-Cucugnan (seigneurs de Camps) dans la généalogie de ladite famille de Cucugnan.

Arnaud de Soulatge (1268)
On retrouve Pierre de Cucugnan, et un Arnaud de Soulatge (sans doute le fils du premier Arnaud), dans le premier acte qui nous renseigne sur le terroir de la Bastide(10). En 1268, les deux co-seigneurs de Camps vendent à Raimond de Bac, commandeur de la milice du temple du Mas Deu, le pâturage ou herbage qui est dans le territoire du castrum de Camps.
Cet acte semble être la seule preuve d’une descendance masculine à Arnaud de Soulatge, puisque cet Arnaud de 1268 ne peut pas être Arnaud de Soulatge, fils de Pierre de Cucugnan, puisque, ce dernier étant présent dans l’acte, un lien de parenté aussi proche serait sans aucun doute précisé.
Et puis le fait que les deux hommes soient précisés comme coseigneurs de Camps finit de nous convaincre qu’il s’agit-là d’un descendant direct de la famille de Soulatge, s’il s’agissait du père et du fils de Cucugnan, ils ne seraient pas mis sur le même plan, ils ne peuvent pas être paires, l’un succédant à l’autre.
Il s’agit donc bien dans cet acte du fils d’Arnaud de Soulatge, mentionné comme étant le beau-père de Pierre de Cucugnan.
Il est donc possessionné à Camps, et très certainement, comme ses ancêtres, à Soulatge, Laroque-de-Fa et Massac.

Arnaud de Soulatge (1273)
1273 – Sentence rendue par le juge délégué du juge du Termenès, sur les différents des justices de Laroque-de-Fa et Massac, entre le commandeur (Hospitalier d’Homps, seigneur de Massac) et noble Arnaud de Soulatge, qui absout le susdit commandeur de… ? (Chercher la suite dans Cartulaire et archives des communes de l’ancien diocèse et de l’arrondissement administratif de Carcassonne, P. 426).

Raymond de Soulatge (1308)
Mais en 1308, Ermengaud, qualifié de seigneur du château de Rouffiac, se dispute une terre à Rouffiac avec Raymond de Soulatge, « châtelain de Massac ». Le conflit est arbitré par la justice royale, représentée par Guillaume de Montcéliard, châtelain de Peyrepertuse et viguier du Fenouillèdes.
Raymond est-il un descendant de la branche Soulatge-Cucugnan ou de la branche Soulatge en Termenès ?
Sa qualification de « châtelain de Massac » laisse à penser qu’il fait partis de la deuxième branche, basée en Termenès, mais il peut tout autant s’agir du fils d’Arnaud de Soulatge-Cucugnan.
Cette mention de châtelain laisserai à penser qu’il y avait un château à Massac, hors aucune autre mention n’est faite dans les textes sur l’existence d’un château dans ce lieu. René Quehen ajoute même qu’il lui semble peu probable qu’il y ait eu un château en ce lieu, tant la situation y est peu propice et qu’aucune bâtisse notable ne pourrait avoir joué ce rôle.
Raymond de Soulatge restera donc le premier et le dernier seigneur à résider à Massac.

Jaubert de Soulatge (1386)
Un acte daté de décembre 1386, mentionne un certain Jaubert (Xacbert ?) de Soulatge.
L’acte précise que Jaubert de Soulatge échange un bien ou une terre (non précisé) avec Pierre Roque dans le terroir de Massac. Il est fait mention d’un « fief noble de Solage », dans le terroir de Massac.
(Cartulaire et archives des communes de l’ancien diocèse et de l’arrondissement administratif de Carcassonne, P. 491)

Arnaud de Soulatge (1393)
En 1393, « noble Arnaud de Solagé », qui est dit de Massac (il doit certainement y résider), fait procéder à des reconnaissances de la part de certains habitants de Massac, qui doivent certainement tenir des terres de lui.
(Cartulaire et archives des communes de l’ancien diocèse et de l’arrondissement administratif de Carcassonne, P. 491)
Margueritte de Soulatge (1556)
En 1556 – quittance de Margueritte de Soulatge, en faveur de Jean Daban, seigneur de Mouthoumet, des services perçus, par lui, du fief noble de Soulatge, au terroir de Massac, suivant ce qui avait été ordonné par le sénéchal et par arrêt du parlement de Toulouse de l’an 1556.

Jean de Soulatge (1581)
Le 4 juillet 1581 – Achat du fief de Massac, par noble Jean de Brunet, dénommé Deshorts, de Perpignan, héritier de noble Jean de Soulatge, du lieu de Massac. Jean de Brunet était décédé en 1623.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Un destin entre deux mondes…

%d blogueurs aiment cette page :