Généalogie de la famille Sermon d’Albedun

Le château du Bézu est une forteresse perchée sur une dorsale calcaire orientée Est-Ouest. Cette position dominante du castrum permettait de surveiller les deux vallées qui le bordent : la vallée de la Blanque et celle de Casserats, traversée par une ancienne voie de communication vraisemblablement romaine. Au Moyen-Âge, ce castrum était le fief des seigneurs Bernard Sesmon, Guillaume et Pierre d’Albedun, qui possédaient et géraient des terres depuis le Bas-Razès jusqu’au Fenouillèdes et au Pays de Sault, entre le XI ème et le XIII ème siècle.
Sesmon Pierre 1er d’Albedun (1064, 1067)
En 1064, un dénommé « Sesmon Petrus » fait son apparition sur un acte, il est témoin d’un serment de fidélité de Bertrand, fils d’Ermengarde, à Raymond-Guilfred, comte de Cerdagne. Ce Sesmon Petrus était-il le seigneur d’Albedun à cette époque ?
Bernard Sesmon 1er d’Albedun (1067)
En 1067, Bernard Sesmon d’Albedun, prêtera hommage (fidélité) au comte de Barcelone, Raymond Bérenger Ier, qui vient de racheter les droits des comtés de Carcassonne et de Razès appartenant aux héritiers du défunt comte Roger de Carcassonne mort la même année.

Bernard Sermon 1er d’Albedun (1147, 1148, 1151, 1152, 1160)
En 1147, Bernard Sermon d’Albedun prête à Roger de Béziers, vicomte de Carcassonne, 3000 sous ugoniens, avec comme gage Campagne-sur-Aude.
Dans le cartulaire des Templiers on trouve à la date du 22 février 1151: « Bernard Sermon du Bézu donne son âme et son corps, et 1000 sous ugoniens pour subvenir aux besoins de la milice, aux frères de cette même milice du Temple, qui le reçoivent dans leur fraternité et lui remettent en viager un honneur qu’ils possédaient dans la « villa » d’Espéraza, que Bernard s’engage à faire valoir selon ce contrat ».
Le 16 juin 1160, Guilhem de Niort, Pierre du Bézu, Guilhem et Bernard-Od, ses enfants, Bernard Sermon et son frère Guilhem-Pierre, donnent en franc-alleu à Sainte Marie de Fontfroide, à l’abbé Vital et à tous les frères du monastère, pour le salut de leur âme, l’honneur qu’ils possédaient à Parahou, avec ses accès, ses prés, ses bois, ses eaux, ses arbres, ses terres cultivées et en friche. Ils leur concèdent aussi la dîme et le droit de dépaissance sur l’étendue de leurs terres. Ils se réservent néanmoins le cens perçu sur les meules, les épaules des sangliers et les vautours, les religieux gardant pour eux le produit de la chasse que les familiers du monastère et les habitants de leurs terres prendrons.
Guillaume-Pierre d’Albedun (1151, 1160)
La généalogie produite par Blandine Sire précise qu’il est le frère de Bernard Sermon 1er.
Le 16 juin 1160, Guilhem de Niort, Pierre du Bézu, Guilhem et Bernard-Od, ses enfants, Bernard Sermon et son frère Guilhem-Pierre, donnent en franc-alleu à Sainte Marie de Fontfroide, à l’abbé Vital et à tous les frères du monastère, pour le salut de leur âme, l’honneur qu’ils possédaient à Parahou, avec ses accès, ses prés, ses bois, ses eaux, ses arbres, ses terres cultivées et en friche. Ils leur concèdent aussi la dîme et le droit de dépaissance sur l’étendue de leurs terres. Ils se réservent néanmoins le cens perçu sur les meules, les épaules des sangliers et les vautours, les religieux gardant pour eux le produit de la chasse que les familiers du monastère et les habitants de leurs terres prendrons.
Pierre d’Albedun (1160)
Le 16 juin 1160, Guilhem de Niort, Pierre du Bézu, Guilhem et Bernard-Od, ses enfants, Bernard Sermon et son frère Guilhem-Pierre, donnent en franc-alleu à Sainte Marie de Fontfroide, à l’abbé Vital et à tous les frères du monastère, pour le salut de leur âme, l’honneur qu’ils possédaient à Parahou, avec ses accès, ses prés, ses bois, ses eaux, ses arbres, ses terres cultivées et en friche. Ils leur concèdent aussi la dîme et le droit de dépaissance sur l’étendue de leurs terres. Ils se réservent néanmoins le cens perçu sur les meules, les épaules des sangliers et les vautours, les religieux gardant pour eux le produit de la chasse que les familiers du monastère et les habitants de leurs terres prendrons.
Pierre du Bézu prête deux serments en 1177 pour le château de Niort, en pays de Sault au vicomte Trencavel. (Hélène Debax)

Guilhem d’Albedun (1160)
Le 16 juin 1160, Guilhem de Niort, Pierre du Bézu, Guilhem et Bernard-Od, ses enfants, Bernard Sermon et son frère Guilhem-Pierre, donnent en franc-alleu à Sainte Marie de Fontfroide, à l’abbé Vital et à tous les frères du monastère, pour le salut de leur âme, l’honneur qu’ils possédaient à Parahou, avec ses accès, ses prés, ses bois, ses eaux, ses arbres, ses terres cultivées et en friche. Ils leur concèdent aussi la dîme et le droit de dépaissance sur l’étendue de leurs terres. Ils se réservent néanmoins le cens perçu sur les meules, les épaules des sangliers et les vautours, les religieux gardant pour eux le produit de la chasse que les familiers du monastère et les habitants de leurs terres prendrons.
Ce Guilhem est le fils de Pierre d’Albedun, il fait donc parti de la branche de la famille d’Albedun qui réside à Niort-de-Sault.
Bernard-Od d’Albedun (1160)
Le 16 juin 1160, Guilhem de Niort, Pierre du Bézu, Guilhem et Bernard-Od, ses enfants, Bernard Sermon et son frère Guilhem-Pierre, donnent en franc-alleu à Sainte Marie de Fontfroide, à l’abbé Vital et à tous les frères du monastère, pour le salut de leur âme, l’honneur qu’ils possédaient à Parahou, avec ses accès, ses prés, ses bois, ses eaux, ses arbres, ses terres cultivées et en friche. Ils leur concèdent aussi la dîme et le droit de dépaissance sur l’étendue de leurs terres. Ils se réservent néanmoins le cens perçu sur les meules, les épaules des sangliers et les vautours, les religieux gardant pour eux le produit de la chasse que les familiers du monastère et les habitants de leurs terres prendrons.
Fils de Pierre d’Albedun, il doit résider avec son frère Guilhem à Niort-de-Sault.

Bernard-Sermon II d’Albedun (1176, 1180, 1194, 1198)
La généalogie de Blandine Sire précise que Bernard Sermon II a épousé Marquèze et qu’il a deux enfants : Bernard et Bertrand.
Le 8 mars 1180, Bernard Sermon et sa femme Marquise donnent à la communauté de Fontfroide la maison habitée par Saurine du Bézu.
Bernard Sermon fit une belle donation d’argent à l’Ordre, et au cours des cinquante années suivantes, sa famille continuera à faire plusieurs donations importantes à l’Ordre.
Très pieux, Bernard Sermon et ses fils effectueront de nombreuses donations en faveur du monastère de Fontfroide entre les années 1160 et 1198.
Bernard (Sermon III) d’Albedun (1194, 1198)
La généalogie de Blandine Sire précise qu’il est le fils de Bernard Sermon II et de Marquèze et qu’il a pour frère Bertrand. Il serait l’aîné des deux.
Le 28 septembre 1194, Bernard Sermon consent à un échange de maison entre l’un de ses sujets du Bézu, Guilhem Delpinet, et la communauté de Fontfroide au lieu du Bézu.
En 1209, la famille des seigneurs d’Albedun avait adopté la foi cathare. La croisade Albigeoise faisait rage dans toute la région.
A la fin de l’année 1209, Simon de Montfort qui se rendait alors dans le pays de Foix, où il fit des dégâts, et prit quatre châteaux qu’il rasa. Etant de retour à Fanjeaux, il marcha avec toute son armée vers le château de la Pomarède au diocèse de Toulouse, l’assiégea. Ensuite, il s’engagea vers la haute vallée de l’Aude, où il trouva le château de Coustaussa abandonné, il continua vers Albedun, château du diocèse de Narbonne, qui s’était soustrait à son obéissance et dont le seigneur Bernard Sermon II vint au-devant de lui, pour lui faire ses soumissions et lui abandonner son château.
Bernard Sermon II fut cependant autorisé à rester dans son château.
En 1210, Bernard Sermon II qui rejetait la suzeraineté de Simon de Montfort, obligea celui-ci à lui demander des comptes. Et une nouvelle fois, Bernard Sermon II se porta à sa rencontre pour lui renouveler son hommage.
Bertrand d’Albedun (1194)
La généalogie de Blandine Sire précise qu’il est le fils de Bernard Sermon II et de Marquèze et qu’il a pour frère Bernard.

Bernard Sermon IV d’Albedun (1223, 1229, 1243)
Dans sa généalogie de seigneurs du Bézu, Blandine sire expose deux hypothèses pour le « Bernard Sermon » du premier quart du XIIIème siècle :
Soit Bernard, cité en 1194 et 1198, fils de Bernard Sermon II, n’est autre que Bernard Sermon III, ce qui lui prêterait une vie publique d’une cinquantaine d’années (1194 – 1243).
Ce qui n’est pas impossible mais fort rare à l’époque, surtout durant une période aussi troublée que cette première moitié du XIIIème siècle en Languedoc (pour cause de croisade des albigeois), des contre-exemples existent bel et bien, tel que Xacbert de Barbaira, mais la durée d’apparition d’un seigneur occitan à cette époque tourne plus autour d’une vingtaine d’années, une trentaine tout au plus.
L’information principale que donne Blandine Sire c’est qu’il fût marié à une sœur des fameux seigneurs du Pays de Sault, Guéraud, Guillaume et Bernard-Othon d’Aniort, sans préciser le nom de celle-ci (Comtora ?). On sait par-ailleurs que l’aîné de cette fratrie est né aux alentours de 1195, à cette date, notre Bernard est déjà majeur, ce qui le situe une génération au-dessus de la fratrie des Niort.
Est-ce que ce fait suffit à rendre caduque cette hypothèse? Pas vraiment, puisqu’on sait que les années 1220-1230 virent une vague intense d’alliances matrimoniales passées entre les différentes familles de seigneurs faydits (Cabaret, Niort, Peyrepertuse…), sellant par cet acte leurs destins et tentant certainement de garder une cohésion « Occitane » face à une situation de plus en plus confuse, et dans leur position de plus en plus inconfortable, politiquement et juridiquement. Ils décidèrent de faire bloc.
Dans ce contexte, les mariages étant, plus que jamais, d’un haut intérêt politique (du seul intérêt politique devrait-on dire), il est facile d’imaginer que les deux partis ne furent pas très regardants quant au mari ou à la femme qu’on lui attribuait, l’âge ne dût pas compter en ces temps-là, et surtout dans ces circonstances-là. Il est donc possible que notre Bernard Sermon se soit marié à une femme bien plus jeune que lui, d’une génération même.
Le fait que leur fils ne soit documenté (et donc majeur) qu’en 1244 semble appuyer l’hypothèse d’un mariage (et donc certainement d’une alliance militaire) aux alentours de 1220, notre Bernard aurait donc à ce moment au moins une quarantaine d’année (si l’on considère qu’il est majeur depuis au moins 1194), et sa femme de moins de vingt ans.
Blandine sire émet une deuxième hypothèse, plus réaliste selon elle, dans laquelle elle rajoute une Bernard Sermon entre le Bernard de 1198 (fils de Bernard Sermon, 1147-1160), et le Bernard Sermon de 1244 (neveu de Guéraud et Bernard-Othon de Niort).
Cette hypothèse raccourcit la vie politique de notre Bernard Sermon III à une vingtaine d’année, plus vraisemblable, mais non prouvé, faute de preuve de filiation.

Dans cette Hypothèse, le premier acte posé par Bernard Sermon III serait en 1223, sa majorité doit précéder cet évènement, ce qui le fait naitre au moins en 1209.
Cela coïnciderait avec l’âge de sa future femme, ils seraient tous deux de la même génération, c’est-à-dire tous deux nés à la vieille de la croisade contre leur pays et leur foi.

Petit aparté :

La présence d’un enfant en bas-âge dans son château d’Albedun en 1209, peut-elle expliqué en partie l’attitude curieuse de ce seigneur, qui tour-à-tour se soumit, se rebella puis se resoumit à Simon de Montfort ? Bien d’autres causes peuvent être invoquées pour expliquer son attitude, simple hypothèse.
La croisade albigeoise confisquera les biens entre 1226 et 1228, de Bernard Sermon d’Albezu et de la famille de Niort accusés d’hérésie.

Bernard Sermon V d’Albedun (1244)
Il est cité comme étant le neveu de Guéraud, Guillaume et Bernard-Othon de Niort.

Bernard Othon, oncle de Bernard Sermon V, aurait fait rendre le castrum du Bézu, que conservait Bernard Sermon Lors de ce procès en 1229, les représentants du Pape et du Roi rendent à Bernard Sermon tout ce qu’il possédait et que le vicomte de Béziers possédait à Espéraza et ils rendent à son oncle Bernard Othon les droits de Bernard Sermon à Campagne-sur Aude. mon, au représentant du roi Pierre de Colmieu.
On sait qu’en 1229, Bernard Sermon décida de cacher un important évêque cathare, Guilhabert de Castres, ainsi qu’un Parfait, Guillaume Bernard Hunaud, sur ses terres. Le Roi de France l’apprit et en1231 confisqua le château d’Albedun qu’il donna à Pierre de Voisins, un croisé français, lieutenant de Simon de Montfort. Cette donation à Pierre de Voisins sera confirmée en 1248. Bernard Sermon ne fut jamais accusé ouvertement d’hérésie. Il fut autorisé à garder quelques terres dans la région.
Des donations sont faites par Guillaume Bernard d’Albedun, fils de Pierre d’Albedun, en 1243.
En 1244, Bernard Sermon vint à Montségur pour recevoir la bénédiction de l’évêque cathare Guilhabert.
Après 1250, les seigneurs du Bézu ont tout perdu, les biens ont été partagés entre Pierre de Voisins pour la plupart et le reste aux Templiers.
En 1253, lors de son retour de Terre Sainte, Olivier de Termes trouvera ses terres ravagées par Guillaume d’Aniort allié à Bernard Sermon d’Albedun.

Pierre II d’Albedun
Bernard II d’Albedun
Bertrand d’Albedun
Bernard Sermon II d’Albedun

On note que plusieurs d’entre eux, ont été en relation avec les Templiers voisins de Campagne-sur-Aude et de Rennes-le-Château.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un destin entre deux mondes…

%d blogueurs aiment cette page :